Races de chiens en H : liste officielle FCI avec photos

Avec plus de 350 races officiellement reconnues par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), l’univers canin offre une diversité morphologique et comportementale sans équivalent dans le règne animal domestique.

Parmi cet ensemble, les races dont le nom commence par la lettre H forment un groupe particulièrement hétérogène, allant du lévrier afghan au terrier irlandais, en passant par des spécialistes de la chasse, du troupeau ou de la compagnie.

Lors de mes enquêtes dans des élevages LOF et auprès de la Société Centrale Canine, j’ai pu constater que ces races restent souvent méconnues du grand public, parfois au profit de leurs cousines plus médiatisées.

Ce panorama documenté vous permet d’identifier la race en H qui correspond réellement à votre mode de vie, à votre expérience canine et à votre environnement.

Les races de chiens en H : panorama officiel FCI

La FCI classe les races canines en 10 groupes fonctionnels, et les races commençant par H se répartissent dans plusieurs d’entre eux. On y trouve des chiens courants, des terriers, des lévriers, des chiens de berger et des chiens d’agrément, ce qui illustre l’absence de logique morphologique commune à cette lettre.

Les éleveurs LOF que j’ai interrogés soulignent systématiquement l’importance de distinguer les souches de travail des souches d’exposition pour plusieurs de ces races, les caractères comportementaux pouvant varier significativement selon les lignées sélectionnées.

Races en H reconnues par la FCI et la Société Centrale Canine

  • Hamiltonstövare (Suède, groupe 6)
  • Harrier (Grande-Bretagne, groupe 6)
  • Hokkaido (Japon, groupe 5)
  • Hovawart (Allemagne, groupe 2)
  • Hygenhund (Norvège, groupe 6)
  • Hanoverian Scenthound / Chien de Hanovre (Allemagne, groupe 6)
  • Hrvatski Ovčar / Berger croate (Croatie, groupe 1)
  • Hellenikos Ichnilatis / Chien courant grec (Grèce, groupe 6)

À ces races strictement reconnues s’ajoutent des races populaires dont le nom vernaculaire commence par H selon les pays, comme le Husky sibérien (classé officiellement sous S pour Siberian Husky par la FCI) ou le Husky de l’Alaska qui n’est pas une race FCI à proprement parler mais un type de travail.

Le Hovawart : le gardien allemand polyvalent

Le Hovawart est sans doute la race en H la plus présente dans les élevages LOF français. Son nom, d’origine médiévale allemande, signifie littéralement “gardien de la cour et des terres”, ce qui résume parfaitement sa vocation originelle. Reconnu officiellement par la FCI sous le numéro 190, il appartient au groupe 2 (chiens de type Pinscher et Schnauzer, Molossoïdes et chiens de montagne).

Standard physique du Hovawart

Les sujets adultes présentent une morphologie robuste et équilibrée. Les mâles mesurent entre 63 et 70 cm au garrot pour un poids de 30 à 50 kg, les femelles entre 58 et 65 cm pour 25 à 45 kg. La robe est longue et légèrement ondulée, déclinée en trois couleurs officiellement reconnues : fauve, noir et feu, et noir uni.

L’espérance de vie se situe entre 10 et 14 ans, ce qui est correcte pour un chien de ce gabarit. Les vétérinaires spécialisés en médecine interne que j’ai consultés signalent une prédisposition modérée à la dysplasie coxo-fémorale, justifiant un dépistage radiographique systématique des reproducteurs en élevage sérieux.

Caractère et aptitudes du Hovawart

Les comportementalistes canins décrivent unanimement le Hovawart comme un chien équilibré, dévoué à sa famille et naturellement méfiant envers les inconnus. Cette méfiance, qualité essentielle pour un chien de garde, doit être canalisée par une socialisation primaire intensive entre 3 et 12 semaines.

Plusieurs éducateurs canins membres de la Société Française des Professionnels des Activités du Chien (SFPAC) estiment que le Hovawart nécessite un propriétaire expérimenté, capable d’imposer un cadre cohérent. Sa capacité à mémoriser les séquences d’éducation est remarquable, le plaçant dans le tiers supérieur du classement de Stanley Coren sur l’intelligence canine.

Budget et prix d’un Hovawart

Les tarifs constatés en élevage LOF début 2026 situent le chiot Hovawart entre 1 200 et 1 800 € selon la lignée, le pedigree et les tests génétiques réalisés sur les parents. Les éleveurs sérieux fournissent systématiquement les résultats de dépistage de la dysplasie et un carnet de santé complet.

Poste de dépense Coût annuel estimé
Alimentation (croquettes premium ou BARF) 600 à 1 000 €
Soins vétérinaires courants et vaccins 250 à 400 €
Entretien de la robe (toilettage) 150 à 250 €
Assurance santé animale 200 à 350 €
Éducation et activités sportives 300 à 600 €

Le Harrier : le chien courant anglais méconnu

Le Harrier est l’une des races en H les plus anciennes d’Europe. Originaire d’Angleterre, il est utilisé depuis le XIIIe siècle pour la chasse au lièvre en meute, d’où son nom tiré de l’anglais “hare” (lièvre). Rare en France, il fait l’objet d’une attention croissante chez les équipages de vénerie et les amateurs de chiens courants.

Les données de la Société Centrale Canine indiquent un nombre d’inscriptions au LOF extrêmement limité chaque année, faisant du Harrier une race quasi confidentielle sur le territoire national. Morphologiquement, il se situe entre le Beagle et le Foxhound anglais : 45 à 55 cm au garrot pour un poids de 22 à 27 kg, avec une robe tricolore (blanc, noir, feu) ou bicolore classique des chiens courants britanniques.

Tempérament et contraintes du Harrier

Le Harrier possède un instinct de chasse extrêmement prononcé et une tendance marquée à vocaliser, ce qui le rend inadapté à la vie en appartement ou en milieu urbain dense. Les propriétaires observent généralement un chien sociable, énergique et tenace, qui exige plusieurs heures d’exercice quotidien en milieu sécurisé.

Sa tendance à la leash reactivity envers les petits animaux est documentée par les comportementalistes : la marche en laisse en ville demande un travail éducatif soutenu et régulier. Cette race convient davantage à des propriétaires ruraux habitués à la gestion d’un chien de travail.

Le Hokkaido : le spitz japonais de montagne

Le Hokkaido, également appelé Ainu-Ken ou Do-Ken, est l’une des six races de spitz japonais autochtones reconnues par la FCI. Il tire son nom de l’île septentrionale du Japon dont il est originaire, où il était utilisé par le peuple Aïnou pour la chasse à l’ours et au cerf dans des conditions climatiques extrêmes.

Sa morphologie témoigne de cette origine montagnarde : ossature dense, musculature puissante, double pelage imperméable et pattes larges adaptées à la neige. Les mâles mesurent 48 à 52 cm au garrot pour un poids de 20 à 30 kg. La robe se décline en sésame, rouge, blanc, noir, bringé ou tacheté, la robe blanche étant historiquement la plus valorisée dans les lignées japonaises.

Santé et prédispositions du Hokkaido

Les vétérinaires spécialisés en races asiatiques signalent une prédisposition à l’anxiété de séparation et à certaines formes d’épilepsie idiopathique. Des programmes de dépistage génétique par test ADN existent dans les élevages sérieux. L’espérance de vie constatée est de 11 à 13 ans.

Le pelage dense nécessite un brossage régulier, particulièrement intense lors des deux périodes de mue annuelles. Les propriétaires rapportent généralement une perte de poils significative au printemps et en automne, un facteur à intégrer dans la décision d’adoption.

Le Hamiltonstövare : le courant suédois élégant

Le Hamiltonstövare est la race nationale suédoise par excellence, portant le nom de son créateur, Adolf Patrick Hamilton, fondateur du Kennel Club suédois au XIXe siècle. Ce chien courant de taille moyenne, 53 à 61 cm au garrot pour 23 à 27 kg, est sélectionné pour la chasse au lièvre et au renard en terrain enneigé.

Sa robe tricolore caractéristique, avec le dos noir, les flancs fauves et les extrémités blanches, est l’un des standards les plus précis de la FCI. En dehors des pays nordiques, la race reste rarissime. Les éleveurs LOF français recensés se comptent sur les doigts d’une main, rendant l’acquisition d’un sujet de qualité délicate et les délais d’attente importants.

Éducation et socialisation des races en H : points communs et différences

Malgré leur diversité, plusieurs races en H partagent des caractéristiques éducatives qui méritent d’être documentées. Les chiens courants comme le Harrier, le Hamiltonstövare ou le Hygenhund présentent un niveau d’indépendance élevé, héritage de leur travail en autonomie lors des chasses. Cette indépendance se traduit par une sensibilité moindre aux rappels classiques, point critique pour la sécurité.

Les éducateurs canins recommandent pour ces races un travail de rappel intensif dès les premières semaines, en utilisant des méthodes de renforcement positif et des leurres alimentaires à haute valeur. Les séances courtes (10 à 15 minutes maximum) et fréquentes donnent de meilleurs résultats que les sessions longues avec ces profils.

Besoins en exercice par race

  • Hovawart : 60 à 90 minutes d’activité quotidienne, idéalement en campagne ou avec des activités de pistage (mantrailing, canicross)
  • Harrier : 2 heures minimum, terrain clôturé obligatoire
  • Hokkaido : 60 à 90 minutes, supporte très bien le froid, activités de traction appréciées
  • Hamiltonstövare : 90 minutes, notamment en milieu naturel avec stimulation olfactive

Alimentation des races en H : recommandations vétérinaires

Les besoins nutritionnels varient significativement selon la morphologie et le niveau d’activité de chaque race. Pour le Hovawart, race de grande taille, les vétérinaires nutritionnistes recommandent une alimentation adaptée aux grandes races avec teneur en calcium contrôlée pendant la croissance (jusqu’à 18 mois), afin de limiter les risques de troubles ostéo-articulaires.

La ration ménagère et le BARF (Biologically Appropriate Raw Food) gagnent du terrain chez les propriétaires de ces races, notamment pour le Hokkaido dont les propriétaires rapportent une meilleure condition de robe avec une alimentation crue. Les vétérinaires interrogés rappellent cependant que ces régimes nécessitent un suivi rigoureux pour éviter les carences, en particulier en calcium, phosphore et vitamines liposolubles.

Comparatif des races de chiens en H

Race Taille (cm) Poids (kg) Groupe FCI Niveau d’expérience requis Prix chiot LOF (2026)
Hovawart 58 à 70 25 à 50 Groupe 2 Expérimenté 1 200 à 1 800 €
Harrier 48 à 55 22 à 27 Groupe 6 Chasseur / Rural 800 à 1 200 €
Hokkaido 48 à 52 20 à 30 Groupe 5 Intermédiaire 1 000 à 1 500 €
Hamiltonstövare 53 à 61 23 à 27 Groupe 6 Intermédiaire 900 à 1 400 €
Hrvatski Ovčar 40 à 50 13 à 20 Groupe 1 Intermédiaire 700 à 1 100 €

Questions fréquentes

Quelles sont les races de chiens qui commencent par la lettre H ?

Les races officiellement reconnues par la FCI dont le nom commence par H comprennent principalement le Hovawart, le Harrier, le Hokkaido, le Hamiltonstövare, le Hygenhund, le Hanoverian Scenthound (Chien de Hanovre), le Hrvatski Ovčar (Berger croate) et l’Hellenikos Ichnilatis (Chien courant grec). Le Husky sibérien est souvent cité dans ce groupe mais est officiellement classé sous “S” par la FCI. La Société Centrale Canine recense les inscriptions au LOF pour les races reconnues sur le territoire français.

Le Hovawart est-il un bon chien de famille ?

Le Hovawart est considéré comme un excellent chien de famille à condition que son propriétaire ait une expérience canine préalable. Sa loyauté envers son groupe familial est remarquable, mais sa méfiance naturelle envers les inconnus demande une socialisation primaire soignée entre 3 et 12 semaines d’âge. Les comportementalistes déconseillent cette race aux primo-propriétaires sans accompagnement professionnel. Il s’adapte bien aux enfants s’il a grandi avec eux.

Le Hokkaido est-il une race rare en France ?

Oui, le Hokkaido reste une race très peu représentée en France. Les données de la Société Centrale Canine indiquent un nombre annuel d’inscriptions au LOF très faible, inférieur à la cinquantaine de sujets. Les éleveurs spécialisés sont rares, et les délais d’attente pour un chiot issu d’une lignée vérifiée peuvent dépasser 12 à 18 mois. Le recours à des éleveurs européens (Allemagne, Pays-Bas, Pologne) est fréquent pour les acquéreurs sérieux.

Quelle race en H convient à un appartement ?

Parmi les races en H reconnues, aucune ne convient naturellement à la vie en appartement sans contraintes importantes. Le Hovawart et le Hokkaido s’adaptent le mieux à condition que les besoins en exercice quotidien soient pleinement satisfaits (60 à 90 minutes minimum). Les chiens courants comme le Harrier et le Hamiltonstövare sont formellement déconseillés en milieu urbain dense en raison de leur besoin d’espace et de leur tendance à vocaliser.

Quelles maladies héréditaires surveiller dans les races en H ?

Les prédispositions varient selon les races. Pour le Hovawart, la dysplasie coxo-fémorale est le point de vigilance principal, avec un dépistage radiographique recommandé par le Collège Vétérinaire Européen d’Orthopédie. Le Hokkaido présente une susceptibilité à l’épilepsie idiopathique et à l’anxiété. Les chiens courants du groupe 6 sont généralement robustes mais peuvent développer des otites chroniques liées à leurs oreilles tombantes. Les tests ADN disponibles auprès des laboratoires agréés permettent d’identifier certains marqueurs génétiques avant l’achat.

Où trouver un éleveur sérieux pour une race de chien en H ?

Le point de départ le plus fiable reste le moteur de recherche d’éleveurs LOF de la Société Centrale Canine (centrale-canine.fr), qui répertorie les éleveurs affiliés et leurs portées déclarées. Les clubs de race spécifiques, comme le Club Français du Hovawart, proposent également des listes de membres et des coordonnées d’éleveurs vérifiés. Les associations de protection animale comme la SPA ou 30 Millions d’Amis peuvent parfois recueillir des sujets adultes de ces races, notamment des Hovawarts abandonnés par des propriétaires sous-estimant leurs besoins.

Les races de chiens en H forment un ensemble hétérogène qui reflète la richesse du patrimoine cynologique mondial. Du Hovawart polyvalent et attachant aux chiens courants spécialisés comme le Harrier ou le Hamiltonstövare, chaque race implique des contraintes spécifiques en termes d’exercice, de socialisation et de budget qu’il serait imprudent de minimiser. Avant toute acquisition, la consultation d’un vétérinaire comportementaliste ou d’un éducateur canin certifié permet d’évaluer l’adéquation entre le profil du futur propriétaire et les exigences réelles de la race envisagée. Les données actualisées de la Société Centrale Canine et les standards FCI restent les références incontournables pour tout projet d’acquisition raisonné.

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Patrick

Passionné par le monde animal et le bien-être à la maison, Patrick partage ses conseils et astuces sur Grand Molosse. Curieux et proche de la nature, il aime aider les lecteurs à mieux comprendre leurs compagnons à quatre pattes, tout en proposant des idées pour améliorer leur quotidien, que ce soit dans le jardin ou dans la maison.

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